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Résumé du livre Une Vie de Guy de Maupassant
Une vie retrace l’existence de Jeanne Le Perthuis des Vauds, fille unique de hobereaux normands. L’œuvre, dont l’action se déroule sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, suit l’itinéraire sentimental de l’héroïne depuis sa sortie du couvent jusqu’à l’âge mûr. Ayant épousé Julien de Lamarre, séducteur brutal, Jeanne ira de désillusions en désillusions : elle découvrira les infidélités de son mari, la faiblesse de ses parents, un secret familial qui la mèneront au bord du suicide ; elle connaîtra la jalousie, le désespoir de l’épouse bafouée, le veuvage et l’ingratitude de son fils unique Paul, qui la délaissera au moment où elle en aura le plus besoin. À 17 ans, Jeanne quitte le couvent de Rouen où elle vit cloîtrée depuis l’âge de 12 ans. Son père, le baron Le Perthuis des Vauds, possède une propriété sur la côte normande (les Peuples) où Jeanne a passé son enfance. Elle retrouve ce lieu avec plaisir et, en rêvant du prince charmant, fait la rencontre du vicomte Julien de Lamare. Croyant trouver aussi vite celui qu'elle attendait, elle croit en tomber amoureuse, et le mariage se fait rapidement, après l'accord du père. La nuit de noces nous fait découvrir Julien sous un autre aspect que celui d'un vicomte aux belles manières pour nous apparaître sous celui d’un homme à la sexualité brutale. Ils partent en Corse pour leur voyage de noces où Jeanne ressentira alors pour Julien l'amour qu'elle ne trouvait pas, et qu'elle ne trouvera plus. Au retour, le vicomte de Lamare apparait vite comme avare, et prend la tête de la famille qui l'accueille. Avec le temps qui passe, Jeanne accepte sa nouvelle vie monotne, et subit son mari, qui la laisse dormir de plus en plus souvent seule. Les absences de ses parents renforcent sa solitude. Sa domestique et ancienne sœur de lait, Rosalie, accouche. Furieux, Julien souhaite la chasser de la maison, mais Jeanne s'y oppose fermement. Le baron décide de lui trouver un mari et de lui offrir une ferme où ils pourront s'installer. Cela énerve particulièrement le vicomte qui voit son héritage se dilapider. Un soir, elle découvre sa domestique, Rosalie, dans le lit de son mari. Prête à se suicider, Jeanne sombre dans un profond état de prostration. Un docteur venu la consulter lui apprend alors qu’elle attend un enfant. Sa grossesse se déroule tristement et elle accouche dans de terribles souffrances ; déçue par le mariage, Jeanne témoigne un amour excessif à son fils, Paul. Ses parents condamnent l'attitude de Julien, mais le curé demande au baron : "N'avez vous pas vous mêmes fait la même chose ?", ce en quoi le baron ne peut qu'acquiéser, ce qui perturbe encore davantage Jeanne. Son mari est à nouveau dans les bras d'une autre femme, ce que Jeanne ressent d'autant plus comme une trahison que celle-ci était son amie : la comtesse de Fourville. À la mort de sa mère, Jeanne trouve dans les papiers de la défunte des lettres prouvant que sa mère a entretenu une relation adultère avec un ami de la famille. Paul, lui, connaît de graves problèmes de santé et Jeanne craignant de se retrouver seule voudrait un autre enfant. Son mari ne le souhaitant pas, à cause du cout que cela engendrerait, elle parvient à lui jouer un tour pour être enceinte. Le comte de Fourville, s’étant rendu compte de la relation qu’entretenait sa femme avec Julien, les tue tous les deux. Jeanne accouche d’une fille morte née. Paul, sa seule consolation, grandit, aimé de tous, et poursuit des études très médiocres. Il s'échappe de son collège pour gagner Paris, puis Londres et se contente d’écrire à sa mère en lui promettant régulièrement son retour et en profitant pour lui demander de l’argent. Jeanne dépense alors sa fortune, et finit par être prise en charge par Rosalie, son ancienne domestique, qui aura eu finalement plus de chance qu'elle. Rosalie et Jeanne se regroupent alors, et Rosalie prend en charge la gestion financière de Jeanne, la contraignant notamment à vendre la résidence familiale et à refuser de l'argent à son fils, toujours invisible, qui annonce son mariage prochain avec une femme, dont Jeanne ressent une jalousie profonde. Cloîtrée dans sa solitude, Jeanne ressasse continuellement ses vieux souvenirs. Un jour, apprenant que la femme de Paul est gravement malade, Jeanne accepte de prendre soin de leur petite fille sur qui elle déverse toute son affection si longtemps retenue. Le livre se conclut par une citation d'une lettre de Flaubert à Maupassant : « La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit. » Les personnages Jeanne : Personnage principal de l’histoire, elle représente probablement la vision qu’avait Maupassant des femmes à l’époque. Jusqu’à 12 ans, elle vit avec ses parents sur la côte normande, puis est enfermée jusqu’à ses 17 ans dans un couvent « […] tenue là sévèrement enfermée, cloîtrée, ignorée et ignorante des choses humaines. […] ». Sa sortie du couvent est pour elle une véritable résurrection, durant toutes ces années d’ignorance, elle n’a fait que rêver de sa vie future. Cependant, passée sa nuit nuptiale, commencent alors les désillusions. Sa vie n’est dès lors plus qu’une longue chute triste et morne ; au fur et à mesure que progresse le roman, Jeanne se retourne de plus en plus vers son passé. Elle est passive, rêveuse et fataliste. « […] Oui c’était fini d’attendre. Alors plus rien à faire, aujourd’hui, ni demain, ni jamais.[…] »Elle tente jusqu’au bout du roman de nier son présent pour pouvoir exister : « […] Et parfois elle oubliait qu’elle était vieille, qu’il n’y avait plus rien devant elle... […] ». Son comportement peut se résumer comme inadapté à la réalité, tout comme l’est celui de Mme Bovary dans le roman du même nom écrit par le guide littéraire de Maupassant. Paul : Après sa naissance, Jeanne reporte sur lui tout l’amour que Julien lui a refusé et devient une mère surprotectrice: « […] Elle se donna tout entière à son fils […] ». Du coup, Paul devient un tyran obtenant ce qu’il désire quand il le désire et se voit détesté par son géniteur pour avoir volé le centre d’intérêt général. Son goût prononcé pour les fêtes et pour le jeu lui occasionne des dettes de plus en plus importantes et il part s’installer à Paris au grand désespoir de sa mère avec qui il ne gardera qu’un contact épistolaire. Il est mou et passionné, passion qui lui vaut de s’engager dans des entreprises folles et infructueuses qui accéléreront la déchéance familiale. Maupassant nous laisse quand même une lueur d’espoir quant à l’avenir de la famille lorsque Paul lègue sa fille à Jeanne. Rosalie : C’est la sœur de lait et la servante de Jeanne. Après avoir surpris son mari la trompant avec Rosalie, Jeanne et sa famille éloignent Rosalie de la demeure familiale. Elle y reviendra après 25 années d’absence. Rosalie est alors devenue « plus forte » que sa maîtresse et nous apparaît autoritaire, active, rigoureuse et surtout, elle vit dans la réalité, tout ce qui fait défaut à Jeanne. C’est elle qui citera, dans la dernière phrase du roman après avoir ramené la fille de Paul : « La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on le croit ». C’est le seul personnage positif du roman, et qui ne soit pas trop critiqué par l’auteur ; alors que les nobles sont incapables de profiter de leur vie, Rosalie voit la sienne s’améliorer suite à son départ de la maison du baron, grâce au travail qu’elle fournit. Le vicomte de Lamare : C'est le séducteur. L'homme qui parvient à prendre Jeanne pour épouse, qui cherche à gagner un maximum d'argent et de profiter de la vie le plus possible. Il couche avec Rosalie qu'il met enceinte, puis avec la comtesse de Fourville. On lui imagine certainement d'autres aventures. Il meurt après que le comte de Fourville découvre les deux amants. Les parents de Jeanne : Le baron et la baronne représentent un couple comme il pourrait y avoir dans toute région de France à cette époque. Une vie san histoire, riches mais pas trop, bons vivants, altruistes, et fiers de leur enfant. Ils cherchent à lui offrir la meilleure vie possible, mais échouent bien sûr dans cette entreprise. La baronne est effrayée par la médecine, malade tout le long du roman. On apprend au fil du roman que chacun d'eux avait entretenu des relations extra-conjugales, ce qui ruine le souvenir de Jeanne, qui voyait en ses parents des êtres parfaits. L'Église : L'église est représentée par les abbés du village. Le premier est bonhomme, indulgent pour l'adultère qui est secondaire et n'empêche pas un couple de bien s'entendre. Le second est rigoriste, horrifié des choses concernant le sexe, presque plus sévère avec les victimes qu'avec les coupables. Tante Lison : Personnage en retrait. Vieille fille, décrite comme toujours oubliée, absente aux yeux des autres. Il s'agit de la sœur de la baronne.
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